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	<title>Jean-Pierre Graber</title>
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		<title>Atténuation de la force du franc / Réduction des taux de la TVA</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Oct 2011 08:24:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[Atténuation de la force du franc
 
Réduction des taux de la TVA
 
Discours Jean-Pierre Graber, conseiller national UDC BE


 
Monsieur le président,
Madame la Conseillère fédérale,
Monsieur le Conseiller fédéral,
Chères (chers) collègues,
Les représentants de notre groupe parlementaire qui se sont exprimés lors du débat d’entrée en matière au sujet de mesures visant à atténuer les effets du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Atténuation de la force du franc</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Réduction des taux de la TVA</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Discours Jean-Pierre Graber, conseiller national UDC BE</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Monsieur le président,</p>
<p>Madame la Conseillère fédérale,</p>
<p>Monsieur le Conseiller fédéral,</p>
<p>Chères (chers) collègues,</p>
<p>Les représentants de notre groupe parlementaire qui se sont exprimés lors du débat d’entrée en matière au sujet de mesures visant à atténuer les effets du franc fort l’ont déjà dit :</p>
<p>Aux mesures proposées par le Conseil fédéral, notre groupe préfère des allégements fiscaux dont bénéficieraient la population en général et le secteur de la restauration et de l’hébergement en particulier.</p>
<p>Le projet de budget de la Confédération pour 2012  indique que les recettes de la TVA devraient atteindre 22 milliards 550 millions de francs. Réduire le taux normal de la TVA de 0,5 points de pourcentage et diminuer le taux spécial pour l’hébergement de 3,8 à 2,5 % permettrait simultanément d’accroître le pouvoir d’achat global de la population et d’octroyer des marges de manœuvre financières supplémentaires pour des pans entiers de l’industrie touristique à hauteur de près d’un milliard et demi de francs. Ce n’est pas rien.</p>
<p>Un ménage consommant pour 50.000.- de biens et de services par an pourrait voir le montant global de la TVA dont il s’acquitte s’alléger de quelque 250 francs. S’il dépensait 100.000 francs par an, il économiserait 500 francs de TVA. Ce n’est pas négligeable.</p>
<p>Une telle mesure apporterait un bol d’oxygène bienvenu au tourisme et contribuerait à maintenir sa compétitivité face à la concurrence internationale. Elle serait très appréciée par les milieux concernés.</p>
<p>Sur un plan plus général et d’un point de vue macro-économique, réduire le taux normal de la TVA entraînerait une hausse de la demande des ménages appelée aussi demande privée. Cette dernière pourrait alors prendre le relais d’exportations anémiées pour stimuler la croissance économique et empêcher une contraction du PIB. Quatre chevaux tirent l’économie : les ménages, les administrations, la formation brute de capital (autrement dit les investissements) et les exportations. Pourquoi ne pas donner un coup de pouce aux ménages en ces temps d’incertitudes.</p>
<p>Agir ainsi semble d’autant plus justifié que les prélèvements obligatoires ne cessent d’augmenter dans notre pays. Au sens large, qui inclut les cotisations obligatoires payées à l’assurance maladie et au titre de la prévoyance professionnelle, ils ont atteint plus de 43 % en 2010, contre 39 % en 2000 selon les chiffres publiés par l’Administration fédérale elle-même. Le revenu disponible des ménages, quant à lui, a régressé de 75 % du revenu mensuel brut par ménages en 2000 à moins de 70 % aujourd’hui. Une telle réduction du pouvoir d’achat de nos ménages justifie pleinement une diminution, même passagère, des taux de la TVA.</p>
<p>Le moment est venu de faire quelque chose pour nos ménages. Nous en avons l’occasion aujourd’hui. Saisissons-là. Et comme le disait notre collègue Bruno Zuppiger, au travers d’une phrase qui mériterait de figurer au rang des citations célèbres du parlement : « Anstatt immer mehr zu geben sollten wir weniger nehmen. » c’est-à-dire, en français : « Au lieu de toujours donner plus, il faudrait prendre moins. » Je vous propose d’accepter nos propositions de modification de la loi fédérale régissant la taxe à la valeur ajoutée.</p>
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		<title>Discours du 1er août Le Landeron, Jean-Pierre Graber, conseiller national</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Aug 2011 07:03:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Politique générale et divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Discours du 1er août

 

Monsieur le Président de la Commune du Landeron,Mesdames et Messieurs les membres des autorités politiques,
Chers habitants du Landeron,
Mesdames et Messieurs,
Chères participantes et chers participants à cette Fête nationale,
Un très grand merci aux autorités de la Commune du Landeron de m’avoir invité à prendre part à la célébration de la fête nationale. Ancien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><strong><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;">Discours du 1<sup>er</sup> août</span></span></strong></div>
<p><strong><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"></p>
<div><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Arial;"> </span></span></div>
<p></span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Arial;"></p>
<div><strong><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Monsieur le Président de la Commune du Landeron,Mesdames et Messieurs les membres des autorités politiques,</span></span></strong></div>
<p></span></span><strong><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Chers habitants du Landeron,</p>
<p>Mesdames et Messieurs,</p>
<p>Chères participantes et chers participants à cette Fête nationale,</p>
<p>Un très grand merci aux autorités de la Commune du Landeron de m’avoir invité à prendre part à la célébration de la fête nationale. Ancien Loclois domicilié depuis un quart de siècle à La Neuveville, je m’exprime devant vous en voisin et ami. Durant les douze ans que j’ai passés au sein du Conseil municipal de La Neuveville, j’ai rencontré les membres du Conseil communal et les responsables de l’administration du Landeron à plus de vingt reprises. Je garde un excellent souvenir de ces rencontres à la fois studieuses et très conviviales. Le Landeron et La Neuveville sont liés par une communauté de destin parce que ces deux magnifiques bourgades présentent de nombreux traits communs tout en étant situées dans deux cantons différents. Nos deux petites villes sont disposées à la frontière des langues. Sur notre flanc oriental et méridional, les gens parlent l’allemand. A l’Ouest s’ouvre la Suisse romande dont nous sommes partie intégrante. Au Nord, se dressent les contreforts de Chaumont et du Chasseral, une barrière aussi imposante que sauvagement belle qui nous sépare de toutes les vallées de l’Arc jurassien, une entité encore floue en devenir. Nos deux cités sont par excellence des points de convergence　: d’une part entre la Suisse romande et la Suisse alémanique, d’autre part entre le Jura et le Plateau. Les points de convergence ont pour vocation de rassembler ce qui est différent, d’être des lieux de rencontre.</p>
<p>Liés par une communauté de destin quoique appartenant à des cantons différents, points de convergence entre deux aires linguistiques et entre deux régions géographiques de notre pays, Le Landeron et La Neuveville incarnent parfaitement ce que nous célébrons ce soir　: l’unité dans la diversité ou la diversité dans l’unité.</p>
<p>Alors que la nuit commence à tomber sur cette belle dernière journée de juillet, nous fêtons le 720<sup>ème</sup> anniversaire de la Confédération. Nous sommes invités à réfléchir avec reconnaissance à cette harmonie entre l’unité et la diversité qui caractérise la Suisse mais aussi à une manière particulière et historiquement remarquable de concevoir et de vivre les relations entre les citoyens et l’Etat.</p>
<p>Ce soir, le conseiller national UDC que je suis parle devant des Landeronnaises et des Landeronnais apolitiques, mais aussi devant des membres du Parti du Canette – ça ce dit comme ça, j’ai vérifié sur Internet – devant des PLR, des socialistes et des UDC.</p>
<p>Adhérer à des idées politiques, à des philosophies, à des conceptions religieuses diverses fonde ces pluralismes si caractéristiques de la démocratie helvétique et, plus généralement, de nos démocraties occidentales.</p>
<p>　</p>
<p>Quoi qu’en disent certains aujourd’hui, la diversité constitue un bienfait, une possibilité de s’enrichir et de progresser au contact de celles et ceux qui ne sont pas tout à fait comme nous, qui pensent différemment. La diversité de nos idées et de nos opinions ne fait d’ailleurs que s’ajouter à l’extraordinaire diversité des paysages de notre magnifique pays, à la diversité de nos cantons, des structures économiques de nos différentes régions, de nos mentalités collectives, de nos langues, de nos cultures, de nos traditions et même de nos tempéraments individuels. C’est l’addition de toutes ces diversités qui fait le fédéralisme de la Suisse, cette institution fondatrice du génie helvétique, cette spécificité dont de nombreux pays devraient ou auraient dû s’inspirer, dans un passé récent ou plus lointain, pour faire vivre dans une coexistence pacifique les différentes composantes de leur corps social. Respecter les différences aurait permis à l’ex-Yougoslavie d’éviter un bain de sang dans les années 1990.</p>
<p>　</p>
<p>Par nos attachements politiques, par nos préférences idéologiques, par nos différentes appartenances cantonales, nous représentons cette belle et riche diversité, cette chatoyante mosaïque qui fonde l’admirable singularité de notre pays. Si la diversité est une source d’enrichissement, elle représente de plus une des grandes conditions nécessaires à la pérennité de la démocratie libérale. Sans diversité, il n’y a pas et il n’y aura jamais de démocratie. C’est une vérité intangible. Dès lors, différents nous pouvons l’être, différents nous devons le demeurer pour que se perpétue notre démocratie qui est &laquo;&nbsp;　le pire régime politique, excepté tous les autres　&nbsp;&raquo; comme le disait si justement le grand et lucide résistant au nazisme et au communisme que fut l’inoubliable Winston Churchill.</p>
<p>L’Histoire, plus particulièrement celle du XXème siècle, montre que l’absence de pluralismes et de diversités conduit à la tyrannie de la société sur la personne et, dans le pire des cas, au totalitarisme. Les personnes haineuses de la diversité sont toujours et inévitablement pleines d’aversion à l’égard de la démocratie comme le montre l’exemple très tragique de ce jeune norvégien qui vient de tuer plusieurs dizaines de personnes en invoquant des motifs aussi inadmissibles que délirants.</p>
<p>　</p>
<p>Mais sans contrepoids, la diversité et le pluralisme aboutissent à l’anarchie, à l’impossibilité de toute vie sociale harmonieuse. Le pluralisme mène à la désintégration du tissu social, à la brutalité des rapports de force, à l’insécurité et finalement à l’anarchie s’il n’est pas accompagné par un consensus suffisamment large et solide autour d’éléments tels que le régime politique, l’Etat de droit, les institutions, la renonciation à la violence dans la résolution des inévitables conflits, le respect des minorités mais aussi celui des légitimes décisions et de la culture de la majorité. Pour que la vie en commun soit possible et mieux encore gratifiante, il faut un accord sur ces grands principes fondamentaux, sur ce credo minimal. Comme le disait le grand politologue français Georges Burdeau, la vie sociale n’est possible que si les habitants d’un pays voient en l’Etat &laquo;&nbsp;　un Pouvoir garant d’un ordre dont ils n’approuvent peut-être pas tous les éléments, mais dont globalement, ils ressentent la nécessité.　&nbsp;&raquo; A l’aune de cette exigence, il est intolérable que des individus ou des groupes recourent à la violence pour affirmer leur différence, faire prévaloir leurs discutables intérêts, donner libre cours à leurs obscures pulsions ou imposer leur idéologie à l’ensemble de la société.</p>
<p>Nous avons besoin autant de la diversité que de l’unité. Transposées dans l’ordre politique suisse, l’intégration de ces deux valeurs se trouve à l’origine de la démocratie de concordance et du principe de la collégialité qui postulent que tous les grands partis de notre pays sont représentés au Conseil fédéral selon leur force politique mais, qu’en contrepartie, chaque membre du gouvernement parle au nom du collège et pas en son nom propre.</p>
<p>En ce début de 3<sup>ème</sup> millénaire, à la fois enthousiasmant par les perspectives qu’il offre et angoissant par les incertitudes qui le taraudent, souvenons-nous que la pérennité des véritables libertés individuelles et de la démocratie requiert la coexistence du pluralisme des idées et du consensus relativement aux normes fondamentales qui ont fait leur preuve.</p>
<p>Dans l’exact prolongement de cette incontournable réalité, la Fête nationale signifie que, par delà nos naturelles et légitimes divergences, nous formons une communauté de destin, et – quoi qu’en en disent les partisans d’une mondialisation débridée – une nation dont les membres sont unis par un nécessaire lien social et par le respect de valeurs fondamentales communes.</p>
<p>Notre constitution fédérale de 1999 elle-même porte la marque de cette double exigence. En son article 2, alinéa 2, elle arrête que la Confédération &laquo;&nbsp;　favorise … la cohésion interne et la diversité culturelle du pays.　&nbsp;&raquo; Elle ancre la liberté de conscience et de croyance en son article 16. Ces textes essentiels de notre ordre juridique contiennent une référence explicite à ce subtil équilibre entre le pluralisme et le consensus, entre diversité et unité, entre solidarité et respect de la sphère privée.</p>
<p>Le Pacte fédéral de 1291 repose, lui aussi, sur l’interdépendance entre, d’une part, une pluralité de vies et de propriétés reconnues dans leur caractère unique, spécifique, presque sacré et, d’autre part, sur un consensus, un engagement ainsi qu’une très forte solidarité.</p>
<p>Inspirés par ces grandes chartes et par l’amour de nos institutions, il est de notre devoir de nous méfier des terribles simplificateurs et des autoritaires de gauche ou de droite qui veulent couler tous les individus dans le même moule et enfermer toute la population dans une pensée unique. Il nous incombe, tout autant, de contrer les esprits rebelles, à l’orgueil démesuré, qui font de l’expression de leurs pulsions destructrices une raison de vivre tout en ne reconnaissant aucune autorité au-dessus d’eux. Dans le même esprit, nous avons le droit, sinon le devoir, de nous opposer aux prétentions qui refusent les justes et acceptables contraintes de la vie en commun.</p>
<p>　</p>
<p>La Constitution fédérale de 1999 et le Pacte de 1291 présentent une autre similitude　: ils ont été rédigés sous l’égide du Dieu Tout-Puissant. Personnellement, j’adhère à cette invocation divine.</p>
<p>Elle est tout d’abord de nature à relativiser l’importance et la portée des activités humaines, surtout politiques, auxquelles elle dénie implicitement un caractère absolu, définitif et irréversible. Si elle désire assurer sa pérennité, aucune démocratie ne devrait refuser de s’abreuver à pareille sève. Dans sa composition de 1996, le Conseil fédéral l’a bien compris, lui qui, dans son message à l’appui de la nouvelle Constitution de 1999, écrit ceci　: &laquo;&nbsp;　Sur le fond, l’invocation divine perpétue une tradition, observée depuis les premiers pactes qui ont lié les anciens Confédérés. Sa mention dans le préambule de la nouvelle Constitution fédérale établit un lien de première importance avec la tradition. Sur le fond, elle doit rappeler qu’il existe, au-dessus de l’Etat et de l’homme, une puissance transcendante, relativisant ainsi la valeur des choses terrestres.　&nbsp;&raquo;</p>
<p>Ensuite, une telle invocation contribue à endiguer, à limiter le pouvoir étatique. C’est avec beaucoup de pertinence que l’écrivain français Bertrand de Jouvenel a décrit les conséquences logiques du transfert de l’Autorité suprême de Dieu à l’Etat　: &laquo;&nbsp;　un Pouvoir qui définit le Bien et le Juste est tout autrement absolu, quelle que soit sa forme, qu’un Pouvoir qui trouve le Bien et le Juste définis par une autorité surnaturelle. Un pouvoir qui règle les conduites humaines selon les notions de l’utilité sociale est tout autrement absolu qu’un Pouvoir régissant des hommes dont les conduites sont prescrites par Dieu.　&nbsp;&raquo; On ne saurait mieux dire.</p>
<p>Finalement, inscrire la Transcendance dans le préambule d’une constitution, c’est aussi reconnaître que Dieu confère à chaque personne une intangibilité, une dignité et une liberté fondatrices du meilleur ancrage possible des droits de l’homme.</p>
<p>Chères concitoyennes et chers concitoyens,</p>
<p>En comparaison internationale, notre pays se porte très bien　; il bénéficie d’un niveau de vie élevé. Depuis 1848, date la fondation de la Suisse moderne, nous avons été épargnés par les grandes guerres et par les catastrophes naturelles retentissantes.</p>
<p>Tous les grands indicateurs montrent que la situation économique de la Suisse est plus enviable que celle des pays de l’UE. Le taux de chômage atteint presque 10 % au sein de l’UE et seulement près de 3 % chez nous. Notre monnaie est solide au point de pénaliser nos exportations. Notre inflation est très basse. Notre croissance est supérieure à celle de la plupart des pays européens, notre dette publique largement inférieure aux leurs. L’économie suisse figure parmi les plus compétitives du monde. Cette situation remarquable est due à la qualité et à la quantité de notre travail collectif ainsi qu’à nos bonnes conditions cadre.</p>
<p>Malgré ces bienfaits incontestables, nous sommes inquiets. Les incertitudes bien réelles du monde contemporain taraudent nos esprits. De manière très compréhensible, nous aspirons à davantage de sécurité. Souvent, demain nous fait davantage peur qu’il n’annonce un avenir radieux. Retrouvons au moins une partie de notre sérénité individuelle et collective en pensant aux magnifiques caractéristiques de notre pays, à notre vieille démocratie, à nos libertés et aux conditions qui ont permis leur éclosion et leur pérennité, à la solidarité qui nous a permis de maintenir jusqu’à ce jour et, vaille que vaille, la cohésion nationale et la cohésion sociale. Songeons aussi aux bienfaits que nous apportent une neutralité qui n’est pas indifférence aux misères du monde. Souvenons-nous que l’initiative et le referendum, les deux grands instruments de la démocratie semi-directe, nous confèrent des droits de participation aux décisions politiques que l’on ne retrouve nulle part ailleurs en ce monde. Soyons conscients que notre prospérité est avant tout imputable à la créativité, aux capacités d’organisation et à la persévérance de nos entrepreneurs ainsi qu’aux remarquables aptitudes professionnelles et au sérieux des travailleurs de ce pays. Préservons à la fois la responsabilité individuelle de chaque personne et la nécessaire solidarité à l’égard des plus défavorisés. Et surtout, souvenons-nous de la foi de nos ancêtres dans la Transcendance, de cette espérance qui permet d’avancer même si le contexte est difficile et les incertitudes omniprésentes. Si nous sommes conscients de tous ces atouts et si nous avons la volonté de les conserver, nous pourrons affronter l’avenir avec assurance.</p>
<p>Ayons confiance dans les valeurs qui se trouvent à l’origine de l’aventure helvétique, dans les ressources de notre pays et dans les talents qui nous ont été donnés pour l’utilité commune.</p>
<p>Je vous souhaite à toutes et à tous beaucoup de succès et de bonheur dans vos vies personnelles　! Longue vie à chacune et à chacun　!</p>
<p>Vive Le Landeron, vive la bonne entente entre Le Landeron et La Neuveville et vive la Suisse.</p>
<p>　</p>
<p>　</p>
<p>　</p>
<p></span></span></strong> </p>
<p></strong></p>
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		<title>Discours JPG Reconvilier 24.6.2011 Pourquoi l’UDC doit gagner les élections fédérales de 2011</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Jul 2011 21:29:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Politique générale et divers]]></category>

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		<description><![CDATA[ 

 

 

Monsieur le président,Chers collègues du parlement,
Mesdames et Messieurs,
Chers membres et amis de l’UDC,
Tout le monde aime gagner　: les sportifs, les entreprises sur les différents marchés, les enfants dans les préaux des écoles, parfois même les scientifiques pour être les premiers à publier une découverte. Les partis politiques aussi aiment gagner, notamment les élections pour disposer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><strong><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;"> </span></span></strong></div>
<p><strong><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;"></p>
<div><span style="font-family: Arial;"> </span></div>
<p></span></span><span style="font-family: Arial;"></p>
<div><span style="font-family: Arial;"> </span></div>
<p><span style="font-family: Arial;"></p>
<div><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Monsieur le président,Chers collègues du parlement,</span></span></div>
<p></span></span><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Mesdames et Messieurs,</p>
<p>Chers membres et amis de l’UDC,</p>
<p>Tout le monde aime gagner　: les sportifs, les entreprises sur les différents marchés, les enfants dans les préaux des écoles, parfois même les scientifiques pour être les premiers à publier une découverte. Les partis politiques aussi aiment gagner, notamment les élections pour disposer d’un plus grand nombre de sièges et d’un pouvoir accru. Dans cette optique, il est légitime que l’UDC veuille remporter les élections fédérales de 2011 en obtenant davantage de suffrages que les 29 % recueillis il y a quatre ans, davantage aussi que les 62 sièges obtenus au Conseil national et les 7 sièges remportés au Conseil des Etats en 2007.</p>
<p>Mais l’UDC doit surtout gagner les élections de cet automne pour mieux faire prévaloir les idées, les conceptions de la vie en société et les valeurs qui fondent sa ligne politique.</p>
<p>En référence à cette dernière, nous devons gagner les élections pour au moins sept raisons.</p>
<p>La première. Nous devons gagner parce que notre parti est celui qui défend le mieux les libertés individuelles. La liberté incarnée réunit la liberté de pensée, la liberté d’action et l’autonomie la plus grande possible par rapport à l’Etat, à la société et à autrui. Tocqueville a très bien défini cette liberté en écrivant　: &laquo;&nbsp;　… chaque homme … apporte en naissant un droit égal et imprescriptible à vivre indépendant de ses semblables, en tout ce qui n’a rapport qu’à lui-même, et à régler comme il l’entend sa propre destinée.　&nbsp;&raquo; Demain comme aujourd’hui et hier, l’UDC se battra contre tous les courants qui veulent soumettre les êtres humains à toujours plus de réglementations étatiques. Nous lutterons contre toutes les tendances qui visent à imposer à chacune et à chacun les codes de la pensée unique.</p>
<p>C’est dans cet esprit que nous nous sommes opposés au concordat Harmos qui impose aux parents d’envoyer leurs enfants à l’école obligatoire dès l’âge de quatre ans. Il est inadmissible que l’Etat veuille assumer des tâches éducatives à la place des parents. Il aurait fallu donner à ces derniers la possibilité de scolariser leurs enfants à partir de leur 4<sup>ème</sup> année, mais non les y obliger.</p>
<p>Nous aimons la liberté parce qu’il n’y a pas de dignité humaine sans liberté. Seule la liberté permet aux personnes d’adhérer à une pensée religieuse, philosophique ou politique pour la partager avec d’autres et la diffuser, de déterminer leur vie en fonction de leurs préférences, d’élaborer des projets et de les concrétiser, d’identifier et d’assumer leur vocation. C’est à ces conditions seulement qu’une personne peut s’épanouir, être véritablement elle-même et mener une vie digne d’être vécue.</p>
<p>La deuxième raison. Nous devons gagner parce que notre parti prône la responsabilité individuelle. Si nous voulons la liberté, nous devons aussi promouvoir la responsabilité individuelle. Les personnes doivent être responsables de leurs décisions, de leurs pensées exprimées, de leurs actes. L’expérience montre que les femmes et les hommes responsables adoptent des comportements plus respectueux d’autrui, prennent davantage d’initiatives créatrices de richesses économiques et culturelles et éprouvent un sentiment de fierté plus grand que les personnes que l’on veut à tout prix déresponsabiliser pour mieux les asservir. Adeptes de la responsabilité individuelle, nous refusons que l’on nous prescrive jusque dans les moindres détails nos comportements dans les établissements publics, face à l’environnement ou sur la route.</p>
<p>La troisième raison. Nous devons gagner parce que nous sommes les seuls à défendre clairement la démocratie semi-directe qu’on nous envie dans le monde entier. Le referendum et l’initiative permettent aux citoyennes et citoyens de participer directement à la formation de la volonté politique, d’influencer notablement leur destin collectif et individuel, de limiter le pouvoir de l’Etat, de corriger des décisions hâtives ou erronées. Le peuple n’a hélas pas toujours raison. Pour autant, nous ne devons pas répudier la démocratie directe, ce joyau institutionnel qui accroît notre sentiment d’appartenance au pays tout en contribuant à vivifier la démocratie et à améliorer notre qualité de vie. Participer, c’est vivre mieux　!</p>
<p>Quatrième raison. Nous devons gagner parce que, contrairement à d’autres partis, l’UDC s’engage sans ambiguïté en faveur de la sécurité de la population. La sécurité est un droit. La garantir constitue la première tâche de l’Etat. Ainsi, tous les pays du monde ont une armée, une police et des tribunaux pour assurer les deux sécurités extérieure et intérieure. Nous devons malheureusement constater que les délits et en particulier les actes de violence ont beaucoup augmenté au cours des dernières décennies. En 2010, 27.593 infractions de violence ont été commises en Suisse, dont près de la moitié par des étrangers de passage ou domiciliés chez nous. Cette situation préoccupante est partiellement due à une trop grande mansuétude des instances judiciaires à l’égard des auteurs d’actes violents et à une hiérarchisation discutable des activités d’une police parfois plus encline à poser des radars mobiles à l’entrée des localités qu’à patrouiller à minuit dans nos villes.</p>
<p>Cinquième raison. Nous devons gagner parce que plus que les autres partis nous militons pour des finances publiques saines et pour des impôts modérés. Nous le faisons pour restaurer le pouvoir d’achat déclinant de la population, pour contenir les activités de l’Etat dans des limites acceptables et pour assurer le développement durable de notre économie. Ce que nous payons à la Confédération, aux cantons, aux communes aux assurances sociales ainsi qu’à la SUVA, aux caisses maladies et à la prévoyance sociale représente aujourd’hui près de 43 % du PIB, c’est-à-dire de la richesse nationale produite en une année. Ce taux a presque doublé au cours des cinquante dernières années et sa croissance figure parmi les plus élevées d’Europe. Où nous arrêterons-nous　? Votez UDC, c’est assurément freiner cette évolution délétère.</p>
<p>Sixième raison. Nous devons gagner parce que la prospérité économique de notre pays fait l’objet de toute notre attention. Sans prospérité économique, il n’y a pas de cohésion nationale. Un chômage important et durable couplé avec de grandes incertitudes économiques affaiblit même l’attachement des gens au régime démocratique. Tous les grands indicateurs montrent que la situation économique de la Suisse est plus enviable que celle des pays de l’UE. Le taux de chômage atteint presque 10 % au sein de l’UE et seulement près de 3 % chez nous. Notre monnaie est solide au point de pénaliser nos exportations. Notre inflation est très basse. Notre croissance est supérieure à celle de la plupart des pays européens, notre dette publique largement inférieure aux leurs. L’économie suisse figure parmi les plus compétitives du monde. Cette situation remarquable est due à la qualité et à la quantité de notre travail collectif ainsi qu’à nos bonnes conditions cadre. Contre la gauche, nous nous battons pour maintenir, sinon renforcer ces belles caractéristiques.</p>
<p>Septième raison. Nous devons gagner parce que notre parti est le seul à revendiquer la pérennité véritable des Etats-nations collaborant entre eux dans le respect mutuel mais demeurant souverains. Les Etats-nations ont certes mené des guerres sanglantes durant les siècles précédents. Mais ces institutions naturelles ou même divines ont la faculté de prémunir contre des aventures totalitaires à l’échelle continentale ou planétaire. Elles sont comme des digues contre les avancées d’une mondialisation broyeuse d’identité. Elles permettent à un pays de conserver ses meilleures spécificités. Dans ce contexte, nous nous opposons à l’adhésion de notre pays à l’Union européenne, une construction très centralisatrice et impérieuse. Au travers de ses Traités, de ses pratiques, des arrêts de la Cour européenne de justice et des décisions de ses diverses instances, elle ne se contente pas de réglementer les marchés, les transports, la recherche ou encore le développement industriel des pays membres, autrement dit les bases matérielles de la vie. Elle entend tout autant imposer aux Etats membres et à leurs habitants ses valeurs inspirées par une forme d’humanisme jaloux, sourdement hostile à la civilisation judéo-chrétienne et rétif à toute idée de normes naturelles et intangibles. La souveraineté des Etats européens s’effrite toujours davantage. L’exemple le plus récent nous est donné par les réactions négatives qu’a suscitées l’adoption d’une nouvelle constitution en Hongrie le 18 avril 2011. La commissaire de l’UE à la Justice et aux droits fondamentaux a estimé que cette constitution n’était pas conforme aux &laquo;&nbsp;　valeurs européennes　&nbsp;&raquo;. La Suisse doit tirer les enseignements de cet empiétement sur ce que devraient être les prérogatives d’un Etat membre. Plus que jamais nous devons demeurer indépendants et neutres tout en étant ouverts sur le monde. Souvenons-nous de ce magnifique fragment d’un discours de Friedrich Traugott Wahlen, éminent conseiller fédéral UDC　: &laquo;&nbsp;　Il ne faut jamais perdre de vue ce but que nous poursuivons ensemble sans défaillance　: permettre à notre peuple de tenir bon dans ces temps difficiles et conserver l’indépendance et la liberté de notre belle patrie　&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Vous toutes et tous qui êtes réunis ce soir à Reconvilier　: &laquo;&nbsp;　Faites gagner l’UDC par votre vote, au travers de vos contacts et par votre engagement. Aidez-nous à gagner　! En le faisant, vous gagnerez pour l’avenir de notre pays et pour votre avenir personnel.</p>
<p>Je vous souhaite à toutes à tous une longue vie et beaucoup de succès dans tous les domaines de votre vie.</p>
<p>　</p>
<p></span></span> </p>
<p></strong></p>
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		<title>Rede JP. Graber, Beförderungsfeier in St. Urban, 10.6.2011</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jun 2011 22:38:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
 
Sehr geehrter Herr Kommandant,Herren Offiziere, wertes Kader,
Verehrte (Damen und) Herren der Gemeindeverwaltungen,
Liebe Familienmitglieder und Freunde,
Werte Angehörige der Armee,
　
Es ist mir eine Ehre und eine Freude, an dieser Brevetierungs-Zeremonie des Lehrverbands Genie/Rettung teilzunehmen.
Ich überbringe euch allen die besten Grüsse und herzlichen Glückwünsche des gesamten Nationalrats.
Mit der heutigen Brevetierung geht für euch alle ein Kapitel zu Ende, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><font face="Arial" size="6"><font face="Arial" size="6"> </p>
<p></font></font></span><font face="Arial" size="6"> </p>
<p></font></span><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Sehr geehrter Herr Kommandant,Herren Offiziere, wertes Kader,</p>
<p>Verehrte (Damen und) Herren der Gemeindeverwaltungen,</p>
<p>Liebe Familienmitglieder und Freunde,</p>
<p>Werte Angehörige der Armee,</p>
<p>　</p>
<p>Es ist mir eine Ehre und eine Freude, an dieser Brevetierungs-Zeremonie des Lehrverbands Genie/Rettung teilzunehmen.</p>
<p>Ich überbringe euch allen die besten Grüsse und herzlichen Glückwünsche des gesamten Nationalrats.</p>
<p>Mit der heutigen Brevetierung geht für euch alle ein Kapitel zu Ende, und gleichzeitig öffnet sich bereits wieder ein neues.</p>
<p>Mochte der Weg, welcher nun hinter euch liegt, auch ab und zu beschwerlich gewesen sein, so habt ihr damit doch auch den Grundstein für eure weitere militärische Karriere gelegt.</p>
<p>Die Schweizer Bevölkerung ist stolz auf ihre Armee, und wird auch in Zukunft auf eine schlagkräftige und einsatzbereite Armee mit gut ausgebildeten Soldaten und Kaderpersonen angewiesen sein.</p>
<p>Zwar sind die unmittelbaren Gefahren und Bedrohungen nicht mehr dieselben, wie zu meiner aktiven Militärzeit:</p>
<p>Der Kalte Krieg ist mit dem Fall der Berliner Mauer im Jahre 1989 und dem anschliessenden Zerfall der Sowjetunion und der Demokratisierung seiner Satellitenstaaten zu Ende gegangen, und der eiserne Vorhang gehört somit der Vergangenheit an.</p>
<p>Deshalb jedoch zu glauben, dass die Schweizer Armee keine Berechtigung mehr habe, wäre ein gefährlicher Trugschluss.</p>
<p>Die Bedrohungen, mit welchen wir uns heute konfrontiert sehen, sind zwar weniger deutlich erkennbar, aber deswegen nicht minder gefährlich.</p>
<p>Gefahren gehen heutzutage zum Beispiel vermehrt von kriminellen Organisationen und terroristischen Gruppierungen aus, und weniger von einzelnen Staaten.</p>
<p>Beispiele dafür gab es in der jüngsten Vergangenheit genug, man denke nur an die verschiedenen terroristischen Attacken in New York, Madrid oder London. Zu denken, dass die Schweiz kategorisch von solchen Bedrohungen ausgenommen werden kann, wäre nicht nur fahrlässig, sondern geradezu unverantwortlich.</p>
<p>Abgesehen von diesen Gefahren haben allerdings auch immer wieder diverse Naturkatastrophen und Ereignisse deutlich vor Augen geführt, wie sehr ein Land und seine Bevölkerung in solchen Notfallsituationen von einer einsatzbereiten Armee und Truppengattungen wie den Genie- und Rettungstruppen abhängig sind.</p>
<p>Heutige Bedrohungsszenarien sind also tendenziell vermehrt natürlichen Ursprungs. Katastrophen wie Lawinen, Überflutungen, Erdrutsche und so weiter sind aber leider ebenso wenig voraussehbar wie terroristische Anschläge oder Kriege.</p>
<p>Wenn es zu solchen Katastrophen kommt, so ist die schweizerische Zivilbevölkerung auf den schnellen und professionellen Einsatz der Genie- und Rettungstruppen angewiesen, sei es um Menschen aus beschwerlichen oder gar lebensbedrohenden Lagen zu retten, oder aber dafür zu sorgen, dass Strassen wieder befahrbar sind, Flüsse wieder überquert werden können und sie so schnell wie möglich wieder auf eine intakte Infrastruktur zählen können.</p>
<p>Die Zivilbevölkerung verlässt sich in solchen Situationen auf euch Fachmänner und vertraut auf eure Professionalität und eure Erfahrung. Natürlich hoffen wir alle, dass es so wenig wie nur möglich zu solchen Szenarien kommt, ausschliessen können wir sie leider trotzdem nicht.</p>
<p>Deshalb ist es gut zu wissen, dass ihr bereit seid, ihr Spezialisten mit euren schweren Baumaschinen, eurer modernen technischen Ausrüstung und eurer Geschicklichkeit.</p>
<p>Aus diesen Gründen ist die Schweiz auch heutzutage auf eine gut ausgebildete, gut ausgerüstete und einsatzfähige Armee angewiesen.</p>
<p>Wie vielseitig die Aufgabenbereiche der Schweizer Armee – und insbesondere jene der Genie- und Rettungstruppen &#8211; sind, muss ich euch wohl kaum im Detail erläutern. Ihr alle seid euch den unterschiedlichen Aufgaben bestens bewusst.</p>
<p>Genie und Rettung sind zweifellos unter den abwechslungsreichsten und interessantesten Truppengattungen einer Armee.</p>
<p>Ganz besonders spannend wird so eine Aufgabe natürlich erst recht in einem geographisch und klimatisch so vielseitigen Land wie der Schweiz.</p>
<p>Ihr habt im Verlauf eurer bisherigen Ausbildung viele Momente durchlebt, höchstwahrscheinlich auch gelegentlich Augenblicke, in welchen ihr vielleicht manchmal Zweifel hattet, ob sich das ganze Unterfangen lohnt oder nicht.</p>
<p>Heute steht ihr hier und wisst, es hat sich gelohnt.</p>
<p>Ihr habt wertvolle Erfahrungen gesammelt, welche ihr wohl sonst nirgends hättet sammeln können, ihr habt gute Kollegen gefunden, welchen ihr ausserhalb des militärischen Rahmens wahrscheinlich nicht begegnet wärt, ihr habt unterschiedliche Regionen unserer Schweiz kennengelernt, welche euch bislang unbekannt waren.</p>
<p>Ihr habt gelernt, Befehle entgegenzunehmen und auszuführen, aber auch Befehle zu formulieren und zu erteilen, kurz, ihr habt eine ganze Bandbreite von verschiedenen Erfahrungen und Eindrücken sammeln können, welche euch sonst vorbehalten gewesen wären.</p>
<p>Sei es bei der Katastrophenhilfe oder bei Einsätzen logistischer Art, beim Hochwasserschutz oder der Brandbekämpfung, beim Errichten einer mobilen Brücke oder dem Bau einer Fähre, ihr dürft stets auf eine funktionstüchtige und qualitativ hochstehende Ausrüstung zählen. Allerdings – so lautet ein gängiges Sprichwort &#8211; ist jede Ausrüstung nur so gut wie ihr Anwender.</p>
<p>Im Idealfall sind Ausrüstung und Anwender beide auf einem maximalen Niveau, und dies scheint mir bei den Truppengattungen Genie und Rettung und den heute hier anwesenden Personen zweifellos der Fall zu sein.</p>
<p>Mit den zahlreichen Herausforderungen, welche ihr während den vergangenen 13 Wochen gemeistert habt, konntet ihr beweisen, dass ihr über Durchhaltewillen, Zähigkeit, Disziplin und gute physische und psychische Kondition verfügt, und euch aufeinander verlassen könnt. Letztendlich habt ihr damit aber auch bewiesen, dass ihr die militärischen Grade, welche ihr heute entgegennehmen dürft, zu Recht verdient.</p>
<p>Mit dem heutigen Brevetierungstag erlangt ihr als Bestätigung eurer Leistung nun also den neuen Dienstgrad. Gleichzeitig übernehmt ihr mit diesem neuen Grad, dieser Anerkennung, auch neue Verantwortung, welche ihr im Rahmen der bevorstehenden Verlegung und der weiteren Verbandsausbildung erstmals unter Beweis stellen dürft.</p>
<p>Ich bin mir denn auch absolut sicher, dass ihr mit eurer Verantwortung und eurem Fachwissen umzugehen wisst, und aktiv dazu beitragen werdet, das gute Image und den Rückhalt, welche die Schweizer Armee bei der grossen Mehrheit der Bevölkerung geniessen, weiter zu stärken und auszubauen.</p>
<p>Ihr könnt die nächsten fünf Wochen voller Stolz in Angriff nehmen, als Gruppenführer, Wachtmeister, Küchenchefs, Fouriere, Hauptfeldweibel, Leutnants und Zugführer, dürft aber trotzdem nicht auf den Lorbeeren ausruhen.</p>
<p>Ihr übt allesamt spannende Tätigkeiten aus, welche allerdings einen klaren Kopf und eine körperliche Fitness voraussetzen. Darum appelliere ich an euch, weiterhin Vorsicht walten zu lassen, auf eure Gesundheit zu achten, einander zu helfen und beizustehen und die militärische Kameradschaft zu pflegen.</p>
<p>Für eure Zukunft, sowohl in militärischer wie auch ziviler Hinsicht wünsche ich euch weiterhin alles Gute und gratuliere euch herzlich zur Erlangung der neuen Dienstgrade.</p>
<p><a name="_GoBack"></a></p>
<p>　</p>
<p>　</p>
<p>　</p>
<p>Cari membri ticinesi dell‘ esercito che siete promossi a un grado militare più alto. Desidero congratularvi per il percorso che vi ha portati al grado al quale giungete oggi. Il vostro successo testimonia la vostra resistenza, la vostra perseveranza, le vostre competenze umane e tecniche e la vostra nobile ambizione di servire il vostro paese. Contrariamente a quello che pensa troppa gente, c‘è ancora un significato altissimo nello svolgere le missioni del esercito che non sono fuori moda in nessuna maniera. Complimenti a voi e auguri per il seguito della vostra vita personale, professionale e militare.</p>
<p>Chers membres romands de l‘armée qui faites aujourd‘hui l‘objet d‘une promotion,</p>
<p>Au nom des autorités fédérales et en en mon nom personnel, je tiens à vous adresser mes vives félicitations pour le nouveau grade militaire qui vient de vous être conféré. Le parcours qui a mené à cette belle, solennelle et belle cérémonie témoigne de vos nombreuses qualités humaines, techniques et militaires. Vous pouvez être fiers des insignes qui vous sont remis. A partir d‘aujourd‘hui votre servirez notre armée et notre pays d‘une manière accrue et avec davantage de responsabilités. Je vous dis avec beaucoup de sincérité que votre engagement vous honore.</p>
<p>Mesdames et Messieurs, chers militaires,</p>
<p>Il est des activités plus nécessaires que d‘autres au fonctionnement d‘une société. Tout le monde comprendra que l‘agriculture est plus nécessaire à la survie d‘un pays que les casinos. En disant cela, je n‘entends d‘aucune manière stigmatiser les personnes qui exploitent ces derniers ni celles qui s‘y rendent.</p>
<p>L‘armée fait partie des institutions indispensables à la survie d’un pays. L’être humain, en dépit de toute la dignité dont il est revêtu et malgré toute son intelligence, restera toujours, en partie du moins, un loup pour les autres humains comme le disait le philosophe Thomas Hobbes. Transposée à l’échelle de la collectivité, cette incontournable réalité fait qu’il y a toujours des Etats-nation plus agressifs que d’autres ou des groupements terroristes prêts à toutes les aventures sanglantes pour imposer leur idéologie dévoyée. Cette agressivité pouvant aller jusqu’à la guerre ou jusqu’aux attentats les plus meurtriers, tout pays doit dès lors être prêt à se défendre pour préserver la sécurité de ses habitants, sa souveraineté, ses légitimes intérêts et son identité, fût-ce parfois par le recours aux armes. Tant que les hommes seront ce qu’ils sont, il y aura des armées, n’en déplaise à celles et ceux qui pensent que la défense nationale n’a plus de raison d’être. A cet égard, notre armée dispose d’une légitimité supérieure à d’autres en ce qu’elle présente un caractère purement défensif.</p>
<p>L’histoire nous montre que presque tous les pays du monde disposent d’une armée. L’utilité de cette institution universelle est de plus démontrée par les dispositions qu’a dû prendre le gouvernement japonais après la catastrophe de Fukushima. Dès les premières heures après le tremblement de terre et le tsunami, c’est l’armée qui s’est rendue sur place pour organiser les premiers secours et rétablir le plus rapidement possible un embryon de vie sociale. C’est elle qui a distribué de l’eau et des vivres, qui a installé des abris de fortune.</p>
<p>Il est absolument certain que si une catastrophe naturelle devait se produire chez nous, notre armée serait en première ligne pour limiter les dégâts et rétablir dans la mesure du possible les conditions d’une vie normale.</p>
<p>Mais une armée ne saurait fonctionner sans ressources humaines suffisantes. A cet égard, je suis particulièrement satisfait de la décision prise par les Conseil des Etats de retenir l’option d’une armée de 100.000 hommes. J’espère vivement que le Conseil national retiendra lui aussi ce nombre. Avec moins de 100.000 hommes et femmes, il ne serait plus possible de maintenir notre armée de milice. Des milliers de jeunes gens seraient dispensés du service militaire et du service civil. Cela serait fort regrettable.</p>
<p>L’institution qu’est l’armée de milice contribue en effet grandement à l’établissement et au renforcement du lien social, de cette solidarité qui relie entre eux les habitants d’un même pays. En Suisse, plus que partout ailleurs, le service militaire de milice permet de découvrir le pays, de connaître toutes les catégories sociales, de rencontrer d’autres langues, d’autres cultures. Mettons tout en œuvre pour préserver cette excellente spécificité suisse.</p>
<p>Chers militaires promus à de plus hauts grades, Merci de vous inspirer de cette sentence de John Kennedy　: &laquo;&nbsp;　Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande-toi plutôt ce que tu peux faire pour lui.　&nbsp;&raquo; Ce jour est un jour d’honneur pour vous. Puisse cet honneur vous accompagner tous les jours de votre vie.</p>
<p>Je vous souhaite beaucoup de succès et de bonheur dans tous les domaines de votre vie.</p>
<p>　</p>
<p></span></span></p>
<p><strong><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;">Ich wünsche euch allen einen schönen Tag, einen schönen Sommer und dazu viel Glück und Erfolg in allen Bereichen von eurem Leben.</p>
<p></span></span></strong>Merci für die Aufmerksamkeit　!</p>
<p></strong></p>
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		<item>
		<title>Rede Jean-Pierre Graber, Beförderungsfeier in St. Urban, 10.6.2011</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jun 2011 22:30:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défense]]></category>

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		<description><![CDATA[Sehr geehrter Herr Kommandant,Herren Offiziere, wertes Kader, 


Verehrte (Damen und) Herren der Gemeindeverwaltungen,
Liebe Familienmitglieder und Freunde,
Werte Angehörige der Armee,
　
Es ist mir eine Ehre und eine Freude, an dieser Brevetierungs-Zeremonie des Lehrverbands Genie/Rettung teilzunehmen.
Ich überbringe euch allen die besten Grüsse und herzlichen Glückwünsche des gesamten Nationalrats.
Mit der heutigen Brevetierung geht für euch alle ein Kapitel zu Ende, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><strong><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Sehr geehrter Herr Kommandant,</span></span></span></span><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Herren Offiziere, wertes Kader,</span></span><strong><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;"> </p>
<p></span></span></strong></p>
<p></strong></div>
<p>Verehrte (Damen und) Herren der Gemeindeverwaltungen,</p>
<p>Liebe Familienmitglieder und Freunde,</p>
<p>Werte Angehörige der Armee,</p>
<p>　</p>
<p>Es ist mir eine Ehre und eine Freude, an dieser Brevetierungs-Zeremonie des Lehrverbands Genie/Rettung teilzunehmen.</p>
<p>Ich überbringe euch allen die besten Grüsse und herzlichen Glückwünsche des gesamten Nationalrats.</p>
<p>Mit der heutigen Brevetierung geht für euch alle ein Kapitel zu Ende, und gleichzeitig öffnet sich bereits wieder ein neues.</p>
<p>Mochte der Weg, welcher nun hinter euch liegt, auch ab und zu beschwerlich gewesen sein, so habt ihr damit doch auch den Grundstein für eure weitere militärische Karriere gelegt.</p>
<p>Die Schweizer Bevölkerung ist stolz auf ihre Armee, und wird auch in Zukunft auf eine schlagkräftige und einsatzbereite Armee mit gut ausgebildeten Soldaten und Kaderpersonen angewiesen sein.</p>
<p>Zwar sind die unmittelbaren Gefahren und Bedrohungen nicht mehr dieselben, wie zu meiner aktiven Militärzeit:</p>
<p>Der Kalte Krieg ist mit dem Fall der Berliner Mauer im Jahre 1989 und dem anschliessenden Zerfall der Sowjetunion und der Demokratisierung seiner Satellitenstaaten zu Ende gegangen, und der eiserne Vorhang gehört somit der Vergangenheit an.</p>
<p>Deshalb jedoch zu glauben, dass die Schweizer Armee keine Berechtigung mehr habe, wäre ein gefährlicher Trugschluss.</p>
<p>Die Bedrohungen, mit welchen wir uns heute konfrontiert sehen, sind zwar weniger deutlich erkennbar, aber deswegen nicht minder gefährlich.</p>
<p>Gefahren gehen heutzutage zum Beispiel vermehrt von kriminellen Organisationen und terroristischen Gruppierungen aus, und weniger von einzelnen Staaten.</p>
<p>Beispiele dafür gab es in der jüngsten Vergangenheit genug, man denke nur an die verschiedenen terroristischen Attacken in New York, Madrid oder London. Zu denken, dass die Schweiz kategorisch von solchen Bedrohungen ausgenommen werden kann, wäre nicht nur fahrlässig, sondern geradezu unverantwortlich.</p>
<p>Abgesehen von diesen Gefahren haben allerdings auch immer wieder diverse Naturkatastrophen und Ereignisse deutlich vor Augen geführt, wie sehr ein Land und seine Bevölkerung in solchen Notfallsituationen von einer einsatzbereiten Armee und Truppengattungen wie den Genie- und Rettungstruppen abhängig sind.</p>
<p>Heutige Bedrohungsszenarien sind also tendenziell vermehrt natürlichen Ursprungs. Katastrophen wie Lawinen, Überflutungen, Erdrutsche und so weiter sind aber leider ebenso wenig voraussehbar wie terroristische Anschläge oder Kriege.</p>
<p>Wenn es zu solchen Katastrophen kommt, so ist die schweizerische Zivilbevölkerung auf den schnellen und professionellen Einsatz der Genie- und Rettungstruppen angewiesen, sei es um Menschen aus beschwerlichen oder gar lebensbedrohenden Lagen zu retten, oder aber dafür zu sorgen, dass Strassen wieder befahrbar sind, Flüsse wieder überquert werden können und sie so schnell wie möglich wieder auf eine intakte Infrastruktur zählen können.</p>
<p>Die Zivilbevölkerung verlässt sich in solchen Situationen auf euch Fachmänner und vertraut auf eure Professionalität und eure Erfahrung. Natürlich hoffen wir alle, dass es so wenig wie nur möglich zu solchen Szenarien kommt, ausschliessen können wir sie leider trotzdem nicht.</p>
<p>Deshalb ist es gut zu wissen, dass ihr bereit seid, ihr Spezialisten mit euren schweren Baumaschinen, eurer modernen technischen Ausrüstung und eurer Geschicklichkeit.</p>
<p>Aus diesen Gründen ist die Schweiz auch heutzutage auf eine gut ausgebildete, gut ausgerüstete und einsatzfähige Armee angewiesen.</p>
<p>Wie vielseitig die Aufgabenbereiche der Schweizer Armee – und insbesondere jene der Genie- und Rettungstruppen &#8211; sind, muss ich euch wohl kaum im Detail erläutern. Ihr alle seid euch den unterschiedlichen Aufgaben bestens bewusst.</p>
<p>Genie und Rettung sind zweifellos unter den abwechslungsreichsten und interessantesten Truppengattungen einer Armee.</p>
<p>Ganz besonders spannend wird so eine Aufgabe natürlich erst recht in einem geographisch und klimatisch so vielseitigen Land wie der Schweiz.</p>
<p>Ihr habt im Verlauf eurer bisherigen Ausbildung viele Momente durchlebt, höchstwahrscheinlich auch gelegentlich Augenblicke, in welchen ihr vielleicht manchmal Zweifel hattet, ob sich das ganze Unterfangen lohnt oder nicht.</p>
<p>Heute steht ihr hier und wisst, es hat sich gelohnt.</p>
<p>Ihr habt wertvolle Erfahrungen gesammelt, welche ihr wohl sonst nirgends hättet sammeln können, ihr habt gute Kollegen gefunden, welchen ihr ausserhalb des militärischen Rahmens wahrscheinlich nicht begegnet wärt, ihr habt unterschiedliche Regionen unserer Schweiz kennengelernt, welche euch bislang unbekannt waren.</p>
<p>Ihr habt gelernt, Befehle entgegenzunehmen und auszuführen, aber auch Befehle zu formulieren und zu erteilen, kurz, ihr habt eine ganze Bandbreite von verschiedenen Erfahrungen und Eindrücken sammeln können, welche euch sonst vorbehalten gewesen wären.</p>
<p>Sei es bei der Katastrophenhilfe oder bei Einsätzen logistischer Art, beim Hochwasserschutz oder der Brandbekämpfung, beim Errichten einer mobilen Brücke oder dem Bau einer Fähre, ihr dürft stets auf eine funktionstüchtige und qualitativ hochstehende Ausrüstung zählen. Allerdings – so lautet ein gängiges Sprichwort &#8211; ist jede Ausrüstung nur so gut wie ihr Anwender.</p>
<p>Im Idealfall sind Ausrüstung und Anwender beide auf einem maximalen Niveau, und dies scheint mir bei den Truppengattungen Genie und Rettung und den heute hier anwesenden Personen zweifellos der Fall zu sein.</p>
<p>Mit den zahlreichen Herausforderungen, welche ihr während den vergangenen 13 Wochen gemeistert habt, konntet ihr beweisen, dass ihr über Durchhaltewillen, Zähigkeit, Disziplin und gute physische und psychische Kondition verfügt, und euch aufeinander verlassen könnt. Letztendlich habt ihr damit aber auch bewiesen, dass ihr die militärischen Grade, welche ihr heute entgegennehmen dürft, zu Recht verdient.</p>
<p>Mit dem heutigen Brevetierungstag erlangt ihr als Bestätigung eurer Leistung nun also den neuen Dienstgrad. Gleichzeitig übernehmt ihr mit diesem neuen Grad, dieser Anerkennung, auch neue Verantwortung, welche ihr im Rahmen der bevorstehenden Verlegung und der weiteren Verbandsausbildung erstmals unter Beweis stellen dürft.</p>
<p>Ich bin mir denn auch absolut sicher, dass ihr mit eurer Verantwortung und eurem Fachwissen umzugehen wisst, und aktiv dazu beitragen werdet, das gute Image und den Rückhalt, welche die Schweizer Armee bei der grossen Mehrheit der Bevölkerung geniessen, weiter zu stärken und auszubauen.</p>
<p>Ihr könnt die nächsten fünf Wochen voller Stolz in Angriff nehmen, als Gruppenführer, Wachtmeister, Küchenchefs, Fouriere, Hauptfeldweibel, Leutnants und Zugführer, dürft aber trotzdem nicht auf den Lorbeeren ausruhen.</p>
<p>Ihr übt allesamt spannende Tätigkeiten aus, welche allerdings einen klaren Kopf und eine körperliche Fitness voraussetzen. Darum appelliere ich an euch, weiterhin Vorsicht walten zu lassen, auf eure Gesundheit zu achten, einander zu helfen und beizustehen und die militärische Kameradschaft zu pflegen.</p>
<p>Für eure Zukunft, sowohl in militärischer wie auch ziviler Hinsicht wünsche ich euch weiterhin alles Gute und gratuliere euch herzlich zur Erlangung der neuen Dienstgrade.</p>
<p><a name="_GoBack"></a></p>
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<p>　</p>
<p>Cari membri ticinesi dell‘ esercito che siete promossi a un grado militare più alto. Desidero congratularvi per il percorso che vi ha portati al grado al quale giungete oggi. Il vostro successo testimonia la vostra resistenza, la vostra perseveranza, le vostre competenze umane e tecniche e la vostra nobile ambizione di servire il vostro paese. Contrariamente a quello che pensa troppa gente, c‘è ancora un significato altissimo nello svolgere le missioni del esercito che non sono fuori moda in nessuna maniera. Complimenti a voi e auguri per il seguito della vostra vita personale, professionale e militare.</p>
<p>Chers membres romands de l‘armée qui faites aujourd‘hui l‘objet d‘une promotion,</p>
<p>Au nom des autorités fédérales et en en mon nom personnel, je tiens à vous adresser mes vives félicitations pour le nouveau grade militaire qui vient de vous être conféré. Le parcours qui a mené à cette belle, solennelle et belle cérémonie témoigne de vos nombreuses qualités humaines, techniques et militaires. Vous pouvez être fiers des insignes qui vous sont remis. A partir d‘aujourd‘hui votre servirez notre armée et notre pays d‘une manière accrue et avec davantage de responsabilités. Je vous dis avec beaucoup de sincérité que votre engagement vous honore.</p>
<p>Mesdames et Messieurs, chers militaires,</p>
<p>Il est des activités plus nécessaires que d‘autres au fonctionnement d‘une société. Tout le monde comprendra que l‘agriculture est plus nécessaire à la survie d‘un pays que les casinos. En disant cela, je n‘entends d‘aucune manière stigmatiser les personnes qui exploitent ces derniers ni celles qui s‘y rendent.</p>
<p>L‘armée fait partie des institutions indispensables à la survie d’un pays. L’être humain, en dépit de toute la dignité dont il est revêtu et malgré toute son intelligence, restera toujours, en partie du moins, un loup pour les autres humains comme le disait le philosophe Thomas Hobbes. Transposée à l’échelle de la collectivité, cette incontournable réalité fait qu’il y a toujours des Etats-nation plus agressifs que d’autres ou des groupements terroristes prêts à toutes les aventures sanglantes pour imposer leur idéologie dévoyée. Cette agressivité pouvant aller jusqu’à la guerre ou jusqu’aux attentats les plus meurtriers, tout pays doit dès lors être prêt à se défendre pour préserver la sécurité de ses habitants, sa souveraineté, ses légitimes intérêts et son identité, fût-ce parfois par le recours aux armes. Tant que les hommes seront ce qu’ils sont, il y aura des armées, n’en déplaise à celles et ceux qui pensent que la défense nationale n’a plus de raison d’être. A cet égard, notre armée dispose d’une légitimité supérieure à d’autres en ce qu’elle présente un caractère purement défensif.</p>
<p>L’histoire nous montre que presque tous les pays du monde disposent d’une armée. L’utilité de cette institution universelle est de plus démontrée par les dispositions qu’a dû prendre le gouvernement japonais après la catastrophe de Fukushima. Dès les premières heures après le tremblement de terre et le tsunami, c’est l’armée qui s’est rendue sur place pour organiser les premiers secours et rétablir le plus rapidement possible un embryon de vie sociale. C’est elle qui a distribué de l’eau et des vivres, qui a installé des abris de fortune.</p>
<p>Il est absolument certain que si une catastrophe naturelle devait se produire chez nous, notre armée serait en première ligne pour limiter les dégâts et rétablir dans la mesure du possible les conditions d’une vie normale.</p>
<p>Mais une armée ne saurait fonctionner sans ressources humaines suffisantes. A cet égard, je suis particulièrement satisfait de la décision prise par les Conseil des Etats de retenir l’option d’une armée de 100.000 hommes. J’espère vivement que le Conseil national retiendra lui aussi ce nombre. Avec moins de 100.000 hommes et femmes, il ne serait plus possible de maintenir notre armée de milice. Des milliers de jeunes gens seraient dispensés du service militaire et du service civil. Cela serait fort regrettable.</p>
<p>L’institution qu’est l’armée de milice contribue en effet grandement à l’établissement et au renforcement du lien social, de cette solidarité qui relie entre eux les habitants d’un même pays. En Suisse, plus que partout ailleurs, le service militaire de milice permet de découvrir le pays, de connaître toutes les catégories sociales, de rencontrer d’autres langues, d’autres cultures. Mettons tout en œuvre pour préserver cette excellente spécificité suisse.</p>
<p>Chers militaires promus à de plus hauts grades, Merci de vous inspirer de cette sentence de John Kennedy　: &laquo;&nbsp;　Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande-toi plutôt ce que tu peux faire pour lui.　&nbsp;&raquo; Ce jour est un jour d’honneur pour vous. Puisse cet honneur vous accompagner tous les jours de votre vie.</p>
<p>Je vous souhaite beaucoup de succès et de bonheur dans tous les domaines de votre vie.</p>
<p>　</p>
<div><strong><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;">Ich wünsche euch allen einen schönen Tag, einen schönen Sommer und dazu viel Glück und Erfolg in allen Bereichen von eurem Leben !</span></span></strong></div>
<div><strong><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;">Merci für die Aufmerksamkeit　!</span></span></strong></div>
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		<title>Discours parlementaire Jean-Pierre Graber, Energies nucléaires et renouvelables, 8.6.2011</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jun 2011 22:26:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Transports, Communication, Energie]]></category>

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		<description><![CDATA[ 


Monsieur le Président,Madame la Conseillère fédérale,
Chères (chers) collègues,
Nous voulons tous la production d’électricité la plus respectueuse possible de la santé publique. A prix égal, nous préférons les énergies renouvelables au nucléaire.
Le Conseil fédéral a-t-il pour autant raison de proclamer la sortie définitive du nucléaire en 2034　? Nous ne le pensons pas.
La décision précipitée de notre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><strong><strong><span style="font-size: x-small;"><span style="font-size: x-small;"> </span></span></strong></strong></div>
<div><strong><strong><span style="font-size: x-small;"><span style="font-size: x-small;"></span></span></strong></strong></div>
<p><strong><strong><span style="font-size: x-small;"><span style="font-size: x-small;"></p>
<div><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Monsieur le Président,Madame la Conseillère fédérale,</span></span></div>
<div><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Chères (chers) collègues,</span></span></div>
<p></span></span><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Nous voulons tous la production d’électricité la plus respectueuse possible de la santé publique. A prix égal, nous préférons les énergies renouvelables au nucléaire.</p>
<p>Le Conseil fédéral a-t-il pour autant raison de proclamer la sortie définitive du nucléaire en 2034　? Nous ne le pensons pas.</p>
<p>La décision précipitée de notre gouvernement est contradictoire. De deux choses l’une　: ou bien nos centrales nucléaires sont dangereuses et il faut immédiatement les mettre hors service ou on estime acceptable leur exploitation future, auquel cas la date butoir de 2034 est inutile, voire délétère.</p>
<p>La sortie proclamée du nucléaire se heurte de plus à des difficultés majeures.</p>
<p>La première. Pour remplacer le nucléaire d’ici 20 ans, il faudrait multiplier par 400 la production d’électricité de source éolienne ou solaire. C’est illusoire.</p>
<p>La deuxième. Les anti-nucléaires s’opposent souvent aux infrastructures de production d’électricité d’origine hydraulique ou éolienne. On rejette par exemple le rehaussement des barrages du Grimsel. Pour ne rien arranger, nos procédures d’autorisation sont sophistiquées et lentes.</p>
<p>La troisième. Il est hypocrite de renoncer à l’électricité de provenance nucléaire chez nous et d’en importer de France.</p>
<p>La quatrième. Le peuple est loin d’être disposé à payer son électricité nettement plus cher. Le 15 mai dernier, les Bernois ont massivement rejeté un projet impliquant une participation financière des propriétaires et des consommateurs d’électricité destinée à promouvoir l’efficacité énergétique.</p>
<p>La position du Conseil fédéral relève d’une forme de romantisme énergétique. Je vous invite à la rejeter afin de préserver le pouvoir d’achat de la population, la compétitivité de nos entreprises, la sécurité de notre approvisionnement et même la stabilité de la démocratie libérale.</p>
<p></span></span> </p>
<p></strong></strong></p>
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		<title>Discours parlementaire Jean-Pierre Graber Initiative populaire &#171;&#160;Sécurité du logement à la retraite&#160;&#187; Juin 2011</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jun 2011 22:22:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Finances]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
 


 
 


Monsieur le Président,Madame la Conseillère fédérale,
Chers (chères) collègues,
L’initiative populaire &#171;&#160;　Sécurité du logement à la retraite　&#160;&#187; a été lancée pour conférer aux retraités un droit d’option irrévocable à la non imposition de la valeur locative. En contrepartie, les intérêts hypothécaires grevant les biens immobiliers concernés ne seraient plus déductibles du revenu. Subsisteraient par contre la déduction [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><strong><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;"> </span></span></span></span></strong></div>
<div><strong><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;"> </span></span></span></span></strong></div>
<div><strong><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;"></span></span></span></span></strong></div>
<p><strong><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;"></p>
<div><span style="font-family: Arial; font-size: large;"> </span></div>
<div><span style="font-family: Arial; font-size: large;"> </span></div>
<div><span style="font-family: Arial; font-size: large;"></span></div>
<p></span></span></span><span style="font-family: Arial; font-size: large;"></p>
<div><strong><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Monsieur le Président,Madame la Conseillère fédérale,</span></span></strong></div>
<div><strong><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Chers (chères) collègues,</span></span></strong></div>
<div><strong><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">L’initiative populaire &laquo;&nbsp;　Sécurité du logement à la retraite　&nbsp;&raquo; a été lancée pour conférer aux retraités un droit d’option irrévocable à la non imposition de la valeur locative. En contrepartie, les intérêts hypothécaires grevant les biens immobiliers concernés ne seraient plus déductibles du revenu. Subsisteraient par contre la déduction des frais d’entretien annuels jusqu’à concurrence de 4000 francs et celle du coût des mesures en faveur de l’environnement et de la restauration des monuments historiques.</span></span></strong></div>
<p></span></span><strong><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Le Conseil fédéral propose de rejeter cette initiative pour les quatre motifs fondamentaux qu’elle ne respecterait pas le principe d’égalité de traitement entre retraités et personnes actives, qu’elle entraînerait des pertes fiscales annuelles de près de 200 millions de francs pour la Confédération, qu’elle complexifierait notre système fiscal et qu’elle rendrait plus compliquée une réforme ultérieure du discutable système d’imposition de la valeur locative.</p>
<p>Quelques-uns des arguments évoqués par le Conseil fédéral ne manquent pas de pertinence, en particulier le dernier. A certains égards, il vaudrait probablement mieux revoir complètement et simplifier le traitement fiscal des charges effectives et des charges épargnées liées à la propriété immobilière non commerciale que d’accepter l’initiative.</p>
<p>Mais il en va des décisions politiques comme de la plupart des décisions. Rares sont celles qui n’impliquent pas quelques effets collatéraux indésirables.</p>
<p>Je vous propose dès lors d’accepter l’initiative &laquo;&nbsp;　Sécurité du logement à la retraite　&nbsp;&raquo; pour les trois raisons principales suivantes　:</p>
<p>Premièrement. Contrairement à ce que pense le Conseil fédéral, l’acceptation de l’initiative ne profiterait pas qu’aux retraités à l’aise financièrement. Nous connaissons tous des veuves d’un certain âge qui ont éprouvé de grandes difficultés à conserver la propriété et la jouissance de leur logement, ou ont même dû se résoudre à le vendre, parce qu’elles avaient exercé une activité lucrative à temps très partiel ou relativement peu rémunérée. Avec un faible revenu, il peut devenir problématique de payer des impôts sur la valeur locative. Elles sont plus nombreuses qu’on ne le pense, ces veuves dont les revenus sont modestes et qui ne possèdent, pour toute fortune, que leur bien immobilier franc de dette hypothécaire. Pour ces femmes plus âgées, la concrétisation de l’initiative constituerait un grand soulagement.</p>
<p>Deuxièmement. Si les salaires des actifs sont très souvent indexés au taux d’inflation – ce qui est d’ailleurs hautement souhaitable – les revenus réels de nombreux retraités subissent une érosion depuis quelques années. Certaines caisses de retraite ont déjà ou vont abaisser les taux effectifs de conversion des avoirs vieillesse. La Confédération elle-même a décidé de porter de 6,53 à 6,15 % le taux de conversion applicable aux rentes de ses assurés le 1<sup>er</sup> juillet 2012, avec des mesures d’accompagnement correctrices il est vrai. De surcroît, des milliers de rentes ne sont même plus régulièrement indexées au renchérissement. La tendance est ainsi clairement amorcée d’une réduction de la valeur réelle des rentes du 2<sup>ème</sup> pilier.</p>
<p>Les rentes AVS ne sont adaptées que tous les deux ans à l’évolution des salaires et des prix, sauf si le taux d’inflation annuel dépasse 4 %. Avec cette disposition légale, les rentes AVS croissent moins que les salaires de la plupart des actifs.</p>
<p>Le fait que les revenus des 1<sup>er</sup> et 2<sup>ème</sup> piliers augmentent nettement moins que le PIB nominal justifie lui aussi la non imposition facultative de la valeur locative pour les retraités.</p>
<p>Troisièmement. Le contenu de l’initiative inciterait beaucoup d’actifs et de retraités à réduire leurs dettes hypothécaires, ce qui paraît opportun en considérant, d’une part, la dette hypothécaire globale de la population suisse – qui dépasse les 600 milliards de francs – et, d’autre part, la hausse prévisible des taux d’intérêts à moyen terme.</p>
<p>Il est vrai que cette initiative présente certains inconvénients. Il est aussi vrai que le contre-projet du Conseil fédéral et sa version amendée par le Conseil des Etats contiennent quelques propositions intéressantes. Toutefois, la longueur de nos processus de décision politiques et la difficulté d’obtenir un consensus autour du contre-projet nous incitent à vous recommander l’acceptation d’une initiative qui a le mérite d’être claire et d’améliorer la situation des personnes âgées propriétaires de leur logement mais disposant de faibles revenus.</p>
<p></span></span></strong> </p>
<p></strong></p>
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		<title>Discours parlementaire Jean-Pierre Graber Compte d’Etat 2010, 15.6.2011</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jun 2011 22:17:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Finances]]></category>

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		<description><![CDATA[Monsieur le Président,Madame la Conseillère fédérale,Chères (chers) collègues,
 
 
 


En 2010, seuls 742 des 930 millions de francs prévus au titre de l’achèvement du réseau des routes nationales ont été dépensés, soit 188 millions de moins qu’escompté. Pour l’élimination des goulets d’étranglement, seuls 30 millions de 111 inscrits au budget ont été utilisés. Depuis 2008, près de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><strong><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Monsieur le Président,Madame la Conseillère fédérale,</span></span></span></span><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Chères (chers) collègues,</span><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"></p>
<div><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"> </span></div>
<div><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"> </span></div>
<p></span></span><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"> </p>
<p></span></p>
<p></span></p>
<div><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">En 2010, seuls 742 des 930 millions de francs prévus au titre de l’achèvement du réseau des routes nationales ont été dépensés, soit 188 millions de moins qu’escompté. Pour l’élimination des goulets d’étranglement, seuls 30 millions de 111 inscrits au budget ont été utilisés. Depuis 2008, près de 600 millions de francs destinés au réseau autoroutier et à l’élimination des goulets d’étranglement n’ont pas été employés. Cette situation inadmissible contribue gravement à entraver la fluidité du trafic.Troisième réflexion. La Confédération n’est pas seule à amputer les revenus des personnes physiques et morales. Les cantons, les communes et les assurances sociales le font aussi. Si l’on tient compte des cotisations obligatoires que nous payons à la SUVA, aux caisses maladies et au titre de la prévoyance professionnelle, les prélèvements obligatoires ont atteint 42,6 % du PIB en 2009, en augmentation constante durant les dernières décennies. Souvenons-nous que toute augmentation des impôts réduit potentiellement le revenu disponible des ménages.</span></span></div>
<div><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Quatrième réflexion. S’il est vrai que les finances de la Confédération sont saines, deux éléments au moins doivent nous inciter à garder le cap d’une gestion rigoureuse des deniers publics. D’une part, si la croissance est de retour dans de nombreux pays, elle s’essouffle déjà dans certains d’entre eux. L’avenir économique reste précaire. L’incapacité de plusieurs pays européens à financer eux-mêmes leur dette publique inquiète. Les incertitudes qui en résultent doivent nous inciter à la vigilance. D’autre part, de nombreux projets politiques émergent dans notre pays qui appellent des besoins de financement accrus. Pensons ici au trafic, à la recherche dans le domaine des énergies renouvelables, à la formation ou encore à l’acquisition de nouveaux avions de combat. Seule la rigueur et un réexamen perpétuel des tâches nous conféreront les marges de manœuvre nécessaires au financement de ces nouveaux projets.</span></span></div>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"> </p>
<p></span></span></p>
<p></strong></div>
<p>Le compte d’Etat de 2010 suscite de notre part quatre réflexions.</p>
<p>La première. Ce compte est remarquable à trois égards.</p>
<p>Tout d’abord, il présente un excédent ordinaire de plus de presque 3,6 milliards de francs et un solde de financement global de 3,140 milliards alors que le budget prévoyait des soldes négatifs de plus de 2 milliards. Cette heureuse surprise est avant tout imputable à une conjoncture économique nettement meilleure que prévu. Au moment d’élaborer le budget 2010, le Conseil fédéral tablait sur une contraction du PIB de 0,4 %. En réalité, la Suisse a connu l’année passée une croissance économique réelle de 2,6 %.</p>
<p>Ensuite, le compte 2010 est excellent parce que les recettes ordinaires ont augmenté de 3,1 %, davantage que le PIB nominal. Cette situation réjouissante ne doit toutefois pas occulter le fait que sans la perception d’acomptes préalables pour 1,6 milliards de francs, le produit de l’IFD aurait été inférieur au montant budgétisé.</p>
<p>Finalement, nos finances sont surtout exceptionnelles en comparaison internationale. Alors qu’en 2010, nos pouvoirs publics ont réalisé de grands excédents budgétaires, les pays de la zone euro et les Etats-Unis ont enregistré des déficits représentant respectivement 6,3 % et 10,5 % du PIB, des taux largement supérieurs aux 3 % prescrits par le Traité de Maastricht.</p>
<p>N’oublions pas que ce privilège est substantiellement dû au frein à l’endettement. Ce subtil instrument a permis de dégager cinq excédents consécutifs depuis 2006, cela aussi bien en période de haute que de basse conjoncture.</p>
<p>Deuxième réflexion. Nous constatons, une fois de plus, que la quote-part des investissements diminue. En 2010, elle s’est déjà inscrite en baisse relativement à 2009. Il y a plus regrettable encore. Alors que la Confédération consacrait 16,3 % de ses dépenses aux investissements en 1993, elle n’y affecte plus que 12,3 % aujourd’hui. La diminution sensible de ce ratio est très préoccupante. Elle traduit l’insuffisance de nos efforts en faveur des infrastructures routières et ferroviaires. La politique trop restrictive en cette matière finira par porter atteinte aux conditions matérielles de la croissance économique des prochaines décennies. L’avenir s’écrit certes dans nos laboratoires, mais pas uniquement. Tout pays a besoin de voies de communication performantes pour progresser.</p>
<p>Dans ce contexte, nous attirons votre attention sur le phénomène ample et récurrent des attributions budgétaires non utilisées dans le domaine des routes nationales.</p>
<div><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"> </span></span></div>
<div><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"></span></span></div>
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		<item>
		<title>Transfert des ressources et des charges entre la Confédération et les cantons</title>
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		<pubDate>Sun, 15 May 2011 20:55:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Finances]]></category>

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		<description><![CDATA[Discours parlementaire Jean-Pierre Graber
Monsieur le Président,
Madame la Conseillère fédérale,
Chères (chers) collègues,
De manière naturelle, les attitudes politiques à l’égard des transferts des ressources et des charges entre la Confédération et les cantons pour les années 2012 – 2015 donnent lieu à des clivages qui passent au travers des partis en raison des intérêts divergents des cantons.
Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Discours parlementaire Jean-Pierre Graber</p>
<p>Monsieur le Président,</p>
<p>Madame la Conseillère fédérale,</p>
<p>Chères (chers) collègues,</p>
<p>De manière naturelle, les attitudes politiques à l’égard des transferts des ressources et des charges entre la Confédération et les cantons pour les années 2012 – 2015 donnent lieu à des clivages qui passent au travers des partis en raison des intérêts divergents des cantons.</p>
<p>Je m’exprimerai ici au nom des membres de notre groupe parlementaire qui, pour les différents objets dont nous débattons, suivront substantiellement le projet du Conseil fédéral.</p>
<p>Sous sa forme actuelle, la péréquation des ressources et la compensation des charges est entrée en vigueur au début de 2008.</p>
<p>Cette péréquation est fondée sur deux éléments.</p>
<p>Tout d’abord, une redistribution des ressources financières au bénéfice des cantons défavorisés payée par la Confédération (péréquation verticale) et les cantons riches (péréquation horizontale). En 2010, la Confédération a consacré 1,962 milliard de francs à cette redistribution, les cantons dits riches de ZH, SZ, NW, ZG, BS, BL, VD et GE 1,406 milliard. Les cantons riches présentent un indice des ressources supérieur à 100 qui correspond à un potentiel de ressources par habitant de 28.960 francs. Les cantons bénéficiaires affichent un indice inférieur à 100.</p>
<p>Ensuite, une compensation des charges financée par la seule Confédération indemnise les cantons en raison de leurs lourdes charges géo-topographiques (habitat dispersé, géographie tourmentée) ou socio-démographiques (sur-représentation des catégories sociales à risque, infrastructures culturelles). En 2010, la Confédération a versé aux cantons concernés 347 millions de francs pour la compensation des charges géo-topographiques et autant pour la compensation des charges socio-démographiques.</p>
<p>Ajoutons à cela que les cantons lésés par la RPT perçoivent au titre des &laquo;&nbsp;　cas de rigueur　&nbsp;&raquo; des indemnités qui se sont élevées à 430 millions de francs en 2010.</p>
<p>Ce système péréquatif a été accepté en 2004 par 64,4 % des votantes et des votants et par tous les cantons, excepté Schwyz, Nidwald et Zoug.</p>
<p>On peut certes lui reprocher de ne pas inciter suffisamment les cantons bénéficiaires de la péréquation des ressources à tout mettre en œuvre pour améliorer leur attractivité. Mais par ailleurs, cette construction fédéraliste repose sur un consensus et des équilibres qui concourent à notre cohésion nationale.</p>
<p>　</p>
<p>Dans notre pays, trois types de solidarité contribuent à la cohésion nationale. Tout d’abord la solidarité sociale obtenue par la redistribution étatique d’une partie des revenus dans un sens favorable aux populations défavorisées. Ensuite, la solidarité intergénérationnelle permet notamment aux personnes actives de financer les rentes AVS et à l’ensemble des contribuables de payer substantiellement les études des jeunes en formation. Finalement, la solidarité spatiale ou géographique résulte de la péréquation des ressources au profit des cantons dont le potentiel des ressources est inférieur à la moyenne suisse.</p>
<p>Cette triple solidarité a fait ses preuves. Elle contribue à notre bien-être et à la relative harmonie qui règne encore dans notre pays. Je vous invite dès lors à accepter les modifications de la Loi sur la péréquation financière et la compensation des charges telles qu’elles sont proposées par le Conseil fédéral ainsi que les deux arrêtés fédéraux portant sur les dotations de la péréquation des ressources et de la compensation des charges pour les années 2012 à 2015.</p>
<p>　</p>
<p>　</p>
<p></span></span></strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>In. parl. &#171;&#160;Renforcement des droits populaires dans la politique étrangère&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.jean-pierre-graber.ch/wordpress/?p=546</link>
		<comments>http://www.jean-pierre-graber.ch/wordpress/?p=546#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 May 2011 20:52:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fonctionnement de la démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Relations internationales, Europe, Mondialisation]]></category>

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		<description><![CDATA[ 

 
Discours Jean-Pierre Graber

 

 

Monsieur le Président,Madame la Conseillère fédérale,
Chers (chères) collègues,
L’initiative populaire &#171;&#160;　Pour le renforcement des droits populaires dans la politique étrangère　&#160;&#187; revêt une importance fondamentale. Elle contient des dispositions essentielles relatives au droit du peuple et des cantons de déterminer quels éléments fondamentaux du droit international peuvent être appliqués dans notre pays.
Le Conseil fédéral et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><strong><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"> </span></span></span></span></strong></div>
<p><strong><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"></p>
<div><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"> </span></div>
<p></span></span></span><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;"><span style="font-family: Arial; font-size: large;">Discours Jean-Pierre Graber</span></span></p>
<p></span></span></p>
<div><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"> </span></span></span></span></div>
<p><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"></p>
<div><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"> </span></div>
<p></span></span></span><span style="font-family: Arial; font-size: x-large;"></p>
<div><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Monsieur le Président,Madame la Conseillère fédérale,</span></span></div>
<p></span></span><span style="font-family: Arial; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial; font-size: medium;">Chers (chères) collègues,</p>
<p>L’initiative populaire &laquo;&nbsp;　Pour le renforcement des droits populaires dans la politique étrangère　&nbsp;&raquo; revêt une importance fondamentale. Elle contient des dispositions essentielles relatives au droit du peuple et des cantons de déterminer quels éléments fondamentaux du droit international peuvent être appliqués dans notre pays.</p>
<p>Le Conseil fédéral et plusieurs parlementaires reprochent à cette initiative d’introduire dans notre ordre juridique la notion de &laquo;&nbsp;　domaines importants　&nbsp;&raquo;, à leurs yeux imprécise et d’interprétation difficile. Les arguments que notre Gouvernement développe à cet égard ne sont pas absolument convaincants.</p>
<p>En deux articles touchant le referendum facultatif et la hiérarchie des lois, notre Constitution recourt déjà à l’adjectif &laquo;&nbsp;　important　&nbsp;&raquo;. Le Conseil fédéral lui-même constate que la Constitution, en son article 141, al. 1, let. d, chif. 3, utilise l’adjectif &laquo;&nbsp;　important　&nbsp;&raquo; pour dire quelles dispositions parmi celles des traités internationaux qui fixent des règles de droit doivent être soumises au referendum facultatif. L’art. 160 précise que &laquo;&nbsp;　Toutes les dispositions importantes qui fixent des règles de droit doivent être édictées sous la forme d’une loi fédérale.　&nbsp;&raquo;</p>
<p>En outre, ainsi que nous l’apprend le message relatif à l’initiative　: &laquo;&nbsp;　Les autorités fédérales et une partie de la doctrine admettent l’existence d’un referendum extraordinaire (non écrit), pour les traités internationaux qui revêtent une importance extraordinaire à tel point qu’ils doivent être considérés comme étant de rang constitutionnel.　&nbsp;&raquo;</p>
<p>Ces trois exemples nous montrent qu’aujourd’hui déjà, il est nécessaire d’interpréter l’adjectif &laquo;&nbsp;　important　&nbsp;&raquo; ou la notion d’ &laquo;&nbsp;　importance extraordinaire　&nbsp;&raquo; préalablement à des décisions politiques fondamentales. Or l’exercice de l’interprétation implique très naturellement et souvent l’absence de certitudes absolues, des divergences, des conflits et des instrumentalisations à des fins politiques. Mais vaille que vaille, ces exercices d’interprétation doivent avoir lieu. S’ils sont possibles s’agissant de l’art. 141, al. 1, let. d, chif. 3, ils devraient aussi l’être pour le nouvel article 140, al. 1, let. d proposé par les initiants.</p>
<p>Cela dit, étendons-nous sur quelques mérites de l’initiative.</p>
<p>Le premier. Son acceptation obligerait à soumettre au vote du peuple et des cantons des traités internationaux ou des accords dont il tombe sous le sens qu’ils devraient – dans le cadre du régime de démocratie semi-directe tel que le connaît la Suisse – être soumis au referendum obligatoire en raison des amples et profondes modifications matérielles qu’elles imposent à l’ordre juridique suisse. Pensons ici aux accords de Schengen et de Dublin qui, dans notre pays, ont requis de nombreuses modifications législatives et notablement infléchi notre politique des étrangers, notre politique de sécurité et notre politique migratoire.</p>
<p>Le deuxième. L’acceptation de l’initiative permettrait sans doute d’éviter une interprétation trop restrictive soit de la notion &laquo;&nbsp;　d’importance extraordinaire　&nbsp;&raquo; de certains traités internationaux, soit de la teneur de l’art. 140, al. 1, let. b, chif. 2 du contre-projet du Conseil fédéral. Les accords de Schengen et de Dublin n’ont pas été considérés comme étant d’importance extraordinaire alors que, selon nous, ils l’étaient. Le Conseil fédéral n’estimerait pas qu’un accord de libre-échange pour les produits agricoles avec l’UE pourrait faire l’objet d’un referendum obligatoire alors même qu’un tel accord empêcherait probablement l’agriculture suisse de remplir les missions qui lui sont attribuées par l’art. 104 Cst.</p>
<p>Le troisième. L’initiative a incité le Conseil fédéral à élaborer un contre-projet direct avalisé par la Commission des institutions politiques du Conseil national, preuve que les possibilités actuelles de soumettre au peuple des traités ou des accords internationaux sont insuffisantes.</p>
<p>Le quatrième. Dans le contexte actuel de la mondialisation et de l’imperium croissant et à certains égards inquiétant du droit international, il est hautement souhaitable que le peuple et les cantons puissent avoir une prise effective sur les règles de droit qui régiront leur vie quotidienne et détermineront les grandes trajectoires de notre avenir. Pour préserver nos libertés et notre prospérité, nous faisons davantage confiance au peuple suisse qu’aux idéologues jacobins désireux d’introduire un nouvel ordre mondial qui imposera à l’ensemble des pays de la planète un bonheur artificiel et une conception de plus en plus discutable des droits humains.</p>
<p></span></span> </p>
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